15.06.2005

JE T'AI TROUVE.......


Je t’ai cherché dans la grande Ourse,
Dans les étoiles au fond du ciel,
Dans les reflets de l’arc en ciel,
Je t’ai cherché dans l’eau des sources.

Je t’ai cherché, aux mares hantées,
Dans l’eau légère de la pluie,
Dans l’eau mystérieuse des puits,
Dans les fontaines qui chantaient.

Je t’ai cherché, perles d’ennui,
Aux hasards d’infinis destins,
Aux heures enfuies de mes matins,
Je t’ai cherché au creux des nuits.

Je t’ai cherché parfois, souvent,
Aux mélodies qu’on joue sans joie,
A chaque note sous mes doigts
Et dans les musiques du vent.

Je t’ai cherché aux fleurs qui poussent,
Aux bourgeons qui prenaient le temps
Pour éclater en plein printemps
Et dans le velours des mousses.

Je t’ai cherché au monde entier,
Sur des lèvres que j’effleurais,
Sous les étoiles qui pleuraient,
Dans les yeux de mes amitiés.

Mais les jours me semblaient livides
Et je passais, désespérant
De ces amours indifférents
Qui n’apportaient qu’ennui et vide.

Et puis un jour j’ai su te voir,
Caché au fond de moi-même,
On est fragile quand on aime,
J’aurais pu ne jamais savoir…























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22.04.2005

la vie est douce

La vie est douce... La vie est douce... La vie est douce... La vie est douce... La vie est douce... La vie est douce...
Aujourd'hui, elle est délicieuse.....exquise.
La vie est belle.....





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15.04.2005

Byzance...

Je pars quelques jours faire un petit tour sur les bords du Bosphore.... Un rêve se réalise, Istambul....Istambul.....j'y ai pensé, rêvé et bientôt je serais dans ces ruelles.

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13.04.2005

Ma liberté....

C'est le moment, je change de cap'.....



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04.04.2005

Souvenir de ce doux séjour à Toulouse

Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse

Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

O mon païs, ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillone jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant

L'église St-Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
Une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?

Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les tenors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de papa
C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues

Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions sont plus beaux
Si l'un me ramène sur cette ville
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse
C. Nougaro




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07.03.2005

Je parle à la colombe....

Quand fondent aujourd'hui les étoiles,
giclent les météorites,
quelle apocalypse ?
 
Déluge, ce grand dieu serpent
qui, par vagues, avançant,
pulvérise les assises de la terre.
 
Moi, pendant ce temps,
je pense à la petite arche,
à ce qui compte.
 
Je parle à la colombe.
M.Faivre-Engelhardt

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21.02.2005

Couleur Coco

Ma p'tite Coco, tout nous semble si creux depuis ton départ, nous ne cessons plus de nous accrocher aux souvenirs de tes jolies yeux bleus, le reflet de ton âme colorée.
 
Vers d'autres cieux, ton âme lumineuse est partie en nous laissant des étoiles mélancoliques suspendues à nos sourires évasifs. Nos larmes sont désormais devenues référents d'une tristesse indélébile. Tu nous manques...
 
On ne sait rien du ciel de tes nouvelles nuits, mais on peut te deviner, petite rebelle scintillante, dansant jusqu'à éblouir de tes couleurs si vives, nos yeux malheureux.
 
Pour toi, nous danserons "arc en ciel" et tu resteras à jamais suspendu à nos coeurs.
 
 


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10.02.2005

brume ô brume

Quand je relis les mots toujours les mots, je me dis qu'il était bon, le p'tit truc que j'ai fumé hier soir...pffff...

19:52 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

09.02.2005

des MOTS toujours des MOTS...

Ma grand-mère, qui à mon apparition dans ce monde m'a accueilli comme une maman, aurait cette année, 99 ans. Histoire de la mémoire, ma mémoire. Ce qui fait souffrance et ce qui réactive le passé. Je me souviens de ces quelques mots jetés, alors adolescente, sur des bouts de papier, après un jour de cours, à supporter un prof à la con qui me gâchait la vie avec ses questions surréalistes, alors ces phrases posées sur du papier quadrillé, avaient cette fonction primaire : celle de réparer... Ce doit être toujours la nécessité qui me pousse.
L'adolescence passée à chercher uniquement la vérité qui me rendait folle ou alors à dire son contraire : le mensonge, ce qui me rendait conne. Alors que cette quête de vérité n'allait pas sans son contraire, rencontré à ma naissance, qui me faisait tant souffrir. Pourquoi ne m'a t'on rien expliqué ?
Parfois, une simple petite chose peut changer la vie, lui donner du relief et le fameux sens dont tout le monde parle et dont on dit l'avoir trouvé, le sens à sa propre vie, j'entends.
Le sens à ma vie d'adolescente, je l'ai trouvé, à travers la poésie, Appolinaire, mon premier amour.
Pourtant les mots m'apparaissent toujours chaotiques mais ils sont là, ils me rassurent, me tiennent chaud, comme ma grand-mère, et je crois que sans eux ce ne serait plus possible....


22:00 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

QUESTIONS ?


Une moitié d'investissement provoque t-il un manque ?
N'est-ce pas trop facile de partager que les bons moments ?  
Et le non-partage du reste, au fil du temps, peut-il nuire à l'Amour ? 
Et puis comment compter sur l'autre si ce n'est que pour se marrer ?
Comment se pencher sur une épaule sans que celle-ci soit prête à nous accueillir ?
Est-ce une fuite? de l'égoïsme ? une protection ?
Quoi qu'il en soit, l'Amour perd tout son sens...




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05.02.2005

Vertige

Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis à l'envers du monde...

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02.02.2005

mes ami(e)s

Je sais que je peux revenir chaque instant du jour et de la nuit, je ressens même une certaine impatience à vous retrouver, à moins que ce soit de l'appréhension...
Mon coeur tombe lourdement entre toutes vos mains tendues...comme ça, instinctivement... Aucune légèreté sentimentale n'est possible...je veux mon coeur de plus en plus grand, de plus en plus rouge, de plus en plus généreux, de plus en plus disponible pour vous faire sourire... Extrêmement votre !

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01.02.2005

Hommage à Isabelle...

La mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
 
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
 
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
 
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
 
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
 
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
 
Charles Péguy, d'après un texte de Saint Augustin


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31.01.2005

désespoir capturé

Si, si...je pensais poster un mot, vos mots, des maux chaque jours...mais je me suis perdue durant des nuits entières...
Pas l'ombre d'une nouvelle de mon âme imprécise.
Elle s'est tirée avec la dernière p'tite lueur de mon coeur.
Cette infidèle petite lueur m'a laissée, seule, à compter les petits grains de poussières qui coulent à l'intérieur de mes veines jusqu'à capturer mon esprit, obscurcir mon regard, alourdir mes paupières et transformer mon corps en tas de poussière....
P'tite lueur, je te retrouverais...



22:41 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

17.01.2005

Ma mort vivante

 

 

 

 

Dans mon chagrin rien n'est en mouvement
Jamais personne ne viendra
Ni de jour ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même.

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance ils perdent leur lumière
Ma bouche s'est séparée de ta bouche
Ma bouche s'est séparée du plaisir
Et du sens de l'amour et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n'avanceront plus il n'y a plus de routes
Ils ne connaîtront plus mon poids ni le repos

Il m'est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j'ai crue infinie

Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau
Pareil au tien cerné d'un monde indifférent

J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres

Paul Eluard



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16.01.2005

je ne pouvais pas passer à côté....

Les mots bleus 
 
Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre

Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix

Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a pas besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles

Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je lui dirai tous les mots bleus
Tous ceux qui rendent les gens heureux
Tous les mots bleus




23:16 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

AIMER : le rêver, l'imaginer des jours et des nuits entiers

AIMER : le rêver, l'imaginer des jours et des nuits entiers, le retrouver, se blottir, s'enivrer de ces instants parfaits, le perdre, l'attendre, le rêver et le retrouver.....le perdre encore, pleurer, le retrouver... souffrir de cette attente douloureuse, le retrouver, sourire et puis un jour mourir !

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12.01.2005

et s'il n'y avait que de l'amour ?

et s'il n'y avait que de l'amour ?

13:15 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

04.01.2005

La mort amoureuse

Il fait un temps rigide ce matin
un jour lunaire à vous croquer la chair
j'ai décidé de me terrer à l'intérieur de moi-même
sans rien dire
puisque tout a été dit

j'y retrouve les terres vierges qui m'habitent
elles convergent toutes vers le centre
là où nos préoccupations nous rassemblent
sans cesse je colle ma peau à celle des autres
je voyage à travers la peau des autres
tel un vice perpétuel

puisque hier n'est plus
qu'aujourd'hui ne ressemble à personne
j'ai décidé d'épousseter ma mémoire
je pourrai ensuite savourer l'ordre des choses
sans déplacer les générations
j'expérimenterai alors le pouls du monde
c'est un peu comme marcher sur une corde raide
mais j'ai le goût du risque

mes mots explosent
je leur aménage des espaces particuliers
et rien entre les lignes n'est laissé au hasard
ils ne pèsent pas lourd dans la mémoire
je les apprivoise
et je leur propose des organisations de toutes sortes
ils s'écrivent comme des enfants blessés mais toujours renouvelés

une guerre synthétique et brutale s'est soudainement abattue sur mes rêveries
elle m'a cloué le bec au silence des morts
elle montra la nuit au grand jour
elle souleva une tempête noire

comme le temps efface tout bouleversement
je crois que je m'en remettrai

je sens circuler à nouveau l'âge du monde dans mes veines
j'ai envie de m'éclater sur d'autres continents
d'explorer le mystère des mots de l'autre côté du miroir
car mon temps rapetisse
comme une laine ébouillantée
il se repose
souillé par les jours passés dans l'engrenage des machines

il n'est pas en phase terminale
il s'est simplement tu pour un moment

il rêve peut-être aux pierres concassées du mur de Berlin
de ce qu'il en ferait si on les jetait toutes dans mon jardin
il rêve dans mon lit
tandis que moi je réfléchis sur ce que pourra bien être demain
j'anticipe

la fatigue gagne du terrain
j'ai la bouche cousue à mes rêves
et ma parole s'y promène en silence
c'est un de ces matins qui ne semblent pas vouloir se lever
malgré un soleil époustouflant qui incendie les alentours
je demeure toujours en attente d'un sujet qui ne tardera pas

le temps et la distance me questionnent
je les sens parfois bouger au fond de moi
ce goût de poème dans la bouche me rassure
mes lèvres voudront-elles encore prononcer des mots d'ambiance
qui s'offriront gratuitement au monde

le doute m'habite
ma mémoire tourne en rond autour de moi
s'arrête parfois à la croisée de mon enfance
je me retrouve au milieu d'un paysage
ses senteurs franches ravivent mes lointaines amours
sur les pentes
dans les champs
près d'un ruisseau
en haut d'un cerisier
je me raccroche à la case départ
parce que je hais la mort
je participe déjà à l'aventure
en survolant mon impitoyable quotidien

je ne crains ni la mer ni les nuages
mais plutôt le bruit des hélices

je m'éloignerai pour un temps
mais je reviendrai
rapportant des paroles sur mesure
et des boutures de rêves que j'étalerai sur le rebord de ma fenêtre

en ce moment je préfère laisser éclore le présent
j'ai décidé que la journée pouvait bien commencer sans moi
je ne suis plus disponible
je suis occupée à ériger un mur de lumière autour d'une mort inévitable
et combien arrogante

une liberté sauvage m'interpelle
je ne réponds pas
je reste assise au bord du lit à mimer la surdité
ma main ne répond plus à l'écriture
mes mots piétinent s'entredéchirent
puis s'en vont mourir au bout de ma folie passagère

je me recouche en me disant que la journée peut bien galvauder autour de moi
pour aller ensuite refroidir au fond d'une tasse
ça ne me concerne plus

ça va trop vite
j'ai le vertige
est-ce que je rêve
suis-je morte sans avertissement

le rideau tombe sous une pluie de murmures en liberté
des rires éclatent sous les tanks
dans mon espace des masses informes se dessinent
et je suis obligée de les ordonner selon un rythme
tantôt égal
tantôt inégal

je fais face à l'éternel retour du corps devenu fauve
j'ai appris à l'apprivoiser dès l'envol
cela éreinte quelque peu ma mémoire
me renvoie une brassée de pensées fraîchement cueillies
que je suspends toujours sur une corde à linge
pour faire chanter le vent

quand je respire
je fais attention à ne pas alerter le voisinage
ce truc en pièces détachées ne peut servir de sujet de conversation
je ne fais que l'observer à travers mes hésitations
je prends une dernière gorgée de silence
avant que ne s'éteignent tous les mouvements de masse
qui gravitent autour d'un tout petit rien
cet épouvantable petit rien fait basculer les amours
et les haines
c'est effectivement une mise en scène
que le scénario n'avait pas prévue

je n'ai d'autre choix que de faire quelques brèches
dans le pourquoi qui me pousse à étaler mon quotidien
dans un champ de vision tellement étroit
que ça ne laisse passer qu'un filet de voix

ceux d'à-côté sont là à vouloir décomposer mon présent
pour en faire un objet de silence
je longe un long corridor du côté du passé simple
me réfugie en un lieu conçu pour absorber la grogne du jour

hélas la nuit n'est pas venue hier
j'ai oublié de sonner
qu'importe d'autres nuits viendront
et s'ensuivra une déflagration que le monde n'a encore jamais connue

je sens que le temps n'est plus à la fiction
mais plutôt à la lubrification des peaux desséchées
je ne suis plus à l'ordre du jour

dès que ma nuit s'endort
je pratique le silence sans intention malfaisante
tout pareil à la mort
à ses moments hermétiques

c'est un peu comme ces histoires qui n'intéressent personne
sauf la personne qui les raconte
mais elle pense qu'elle ne peut pas
parce qu'en réalité ce ne sont pas de vraies histoires
ce sont des souvenirs effarouchés
trop lointains pour être racontés

parfois le dimanche
dans mes moments de répit
j'étale tous mes mots sur le divan
je les livre à l'assaut des passants

sans cesse ils défilent dans mon salon
parmi les cadavres mutilés du pouvoir
ensuite ils s'en retournent silencieusement à leur monotonie
je ne les revois plus

je ne suis là qu'en passant
sur une surface ensoleillée
et ce qui est en noir n'est qu'illusion

ce jour parmi les loups se dégrade
je m'absous à l'avance
en réfléchissant aux effets d'une digestion trop rapide de la vie
de ses accoutumances

c'est peut-être une autre histoire à dormir debout derrière un paravent
un sujet à la mode qui se promène en ascenseur
comme si les hauts et les bas ne faisaient plus partie de la famille

sans douleur sans cris
je tente de me frayer un passage à travers les silences
et les mots qui ne se prononcent jamais
heureusement il y a les sourires de l'imaginaire
ils savent si bien transmettre la sève d'un froid à l'autre
surtout l'hiver

lorsque mes images s'en vont expirer dans une phrase
je bascule dans une rêverie
ça rafraîchit le quotidien qui s'annonce brutal

je pose ensuite des regards indécents sur le monde
par un miroir sans tain
cela me permet d'entrouvrir des portes
et d'en refermer d'autres

je peux ainsi énumérer par leurs petits noms
toutes les portes ouvertes
et celles qui sont fermées

cette fonction renouvelle le silence
lorsque je marche pieds nus sur la sellette
investie d'une mort amoureuse

figée entre deux jours trop gris
je me fais du cinéma
en attendant que le discours réapparaisse
en attendant que les formes prennent corps
en attendant la promesse des chuchotements
des sueurs des légitimes défenses
des suffocations des abandons
et parfois des entorses

en attendant le lever du rideau
je peux prendre le risque de parler de Dieu
pour éviter l'engourdissement
mais je pense que le temps n'est pas encore venu
je pourrais aussi parler de l'amour
toutefois je pense que ça peut attendre encore quelques jours
il y a bien quelques passages rouge feu passionné pour les urgences
ça peut faire périr d'un coup sec
ce n'est pas ce que j'envisage pour l'avenir

nous sommes jeudi
et la mort peut bien attendre
ce jour unique fait le tour sur lui-même
taquine les fantômes que j'emprisonne dans ma mémoire
ma douleur à l'os les agace
je fais semblant de trépasser un peu
cela me repose en paix
j'ai alors tout ce qu'il faut pour prendre parole
pour prendre pied quelque part au monde

je sais que tout n'est que projection de ce qui n'évolue pas
ça s'agglutine aux neurones
comme un vieux microbe désenchanté
de plus
ça salit les rideaux

je lorgne parfois du côté de la porte sans rien dire
sculptée à même mon ennui

il n'y a plus de tragédie
ce matin est en état de grâce
le temps fiévreux me parcourt en silence
je n'avais pas remarqué que je m'étais endormie
et maintenant je rêve
je songe à mes rêves inquiets
je m'inquiète

H. Bertrand


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03.01.2005

Douce et merveilleuse année 2005

Douce et merveilleuse année 2005

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25.12.2004

Gouffre humains

Aujourd'hui, je décide de digérer noël au fond de mon lit.
Je prépare la bouteille de Perrier, les clopes et 2 films :
- le premier : "Pas sur la bouche", comédie sympathique...
Petite sieste...je me réveille et je mets :
 - le deuxième : "21 grammes", film au souffle fort et rare... on aimerait pourtant détester ce film tant il nous appelle, nous enlève, nous mêle à ces destins croisés... tout simplement époustouflant, magnifique...A voir ! mais attention lorsque l'écran devient noir,des milliers de question explosent.
 
Si ton âme et mon âme pèsent toutes les 2, 21 grammes, crois-tu que nos vies sont liées au point que nos 21 grammes se mélangent ?
 
 

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Ma p'tite soeur...

ma petite soeur
il faut que tu saches
que tu es accrochée à mon coeur
depuis 219 000 heures
il ne faut pas que tu te caches
que tu te leurres
de l'amour de ta grande soeur.....
 
 


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24.12.2004

Joyeux noël, Joyeux noël, Joyeux noël

JOYEUX NOËL....

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22.12.2004

JP chantait :

Ta Katie t'as quitté
 
Ce soir au bar
de la gare
Igor hagard est noir
il n'arrêt' guèr' de boir'
car sa Katia, sa jolie Katia vient de le quitter
sa katie l'a quitté
il a fait chou blanc
ce grand duc avec ses trucs, ses astuces, ses ruses de Russe blanc
"Ma tactique était toc" dit Igor qui s'endort, ivre mort au comptoir
du bar;
Un russe blanc qu'est noir
Quel bizarre hasard se marr'nt
Les fêtard paillards du bar
car encore Igor y dort
mais près de son oreille
merveille un reveil vermeil
lui prodigue des conseils
pendant son sommeil :
 
Tic tac tic tac
ta katie t'as quitté (bis)
tic tac tic tac
t'es cocu, qu'attends-tu ?
cuites-toi, t'es cocu
t'as qu'à, t'as qu'à te cuiter
et quitter ton quartier

Tic tac tic tac
ta katie t'as quitté..........

22:28 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Blog Blog Blog Aroun Tazieff

Blog Blog Blog Aroun Tazieff
On est tous sur un volcan...

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sous le pont mirabeau...Les jours s'en vont je demeure...

Sous le pont mirabeau coule la seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'espérance est violente
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
 
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont mirabeau coule la seine
 
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.
G. Apollinaire

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21.12.2004

Snow at Marly le Roi

Le fameux tableau de Sisley (hommage à mon père qui adorait sa peinture) est bien le plus approprié pour évoquer le paysage de ce matin.... Il neige !


11:40 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

20.12.2004

p'lote de laine


Saisissez une des extrémités
déroulez, tirez !
aïe ! pas si fort
démmêlez-moi !
aïe ! pas si vite
faites tout doux
entre les deux extrémités de ma vie
non mais !

22:10 Écrit par tuuutuutppzzzzz... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19.12.2004

MON PERE...

Il y un an, tu es parti,
pour ne plus jamais revenir...
Ton coeur s'est arrêté sans prévenir...
Je voulais que tu continues à vivre...
Peut-être as-tu choisi de mourir...
 
Que s'est-il passé, papa ?
 
La mélancolie de ton regard a obscurci le bleu de tes yeux,
la pudeur de ton sourire est devenue angoisse,
la solitude t'as poussée vers d'autres cieux,
qui me portent  la poisse...
 
Je rêve de ce que nous avons manqué,
pour te ressentir en moi,
ce père a qui je ressemblais,
sans savoir vraiment en quoi.
 
J'ai attendu tes mots d'amour,
que j'ai découvert dans tes cahiers
après l'ultime départ,
il était déjà si tard.
 
Depuis un an, ton ombre m'enlace...
Katia

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18.12.2004

IMAGES FROISSEES

Devant les mirages plantés dans l'asphalte
je grisonne bêtement comme une fin d'été
engloutie dans l'ennui des autres
et je disparais dans mes pensées tropicales
en levant parfois le petit doigt
pour faire des signes aux passants
sans voir leur image qui me triture l'oeil
comme une plaie
 
 
 

mais je n'oublie pas
que la voix des morts ne porte plus à rire
quand leurs cancers tuent sèchement les saisons
et je ne ricane plus devant le calendrier
où les matins n'ont plus de dates
ni de tendresse à mendier sur le corps des disparus.
H. Bertrand (La mort amoureuse)



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